Nous avons pris la mer!! Pique-nique sur le voilier avec pas mal de vent; la navigation était magnifique! Depuis la Rochelle nous avons fait le tour de Fort Boyard (et non pas Broyard), puis nous sommes allés au sud-est de l’île d’Aix dans le but d’échouer et de prendre le goûter.
Une fois la manœuvre terminée, Agathe et Pierre-Michel annoncent vouloir aller se baigner pendant qu’il y a encore de l’eau. Adèle veut aller écouter des histoires. Comme la descente d’escaliers est inaccessible parce que Muriel fait sa petite vérification sous le moteur, les filles entrent par le hublot de la cabine avant. Mais Adèle se tape l’arrière du crâne. Après son « aïe » elle enlève une main toute ensanglantée de sa tête. Il faut clairement un point de suture… Petit coup de stresse pour réagir pendant qu’il y a encore de l’eau. On fait un appel à la VHF pour joindre le garde port qu’on a croisé il y a quelques minutes et qui a terminé sa journée. Heureusement, il a encore sa radio sur lui, nous entend et arrive le plus vite possible avec deux secouristes de la SNSM à bord. Ces derniers tiennent justement un stand sur le port. On saute dans le petit bateau rouge et on arrive à terre juste avant que la mer ne se soit trop retirée. « Non, il ne faut pas marcher par là, c’est trop dangereux. Il y a trop de coquilles d’huîtres coupantes », nous explique-t-on alors que nous voulions nous balader sur l’estran.
Pendant ce temps sur le voilier: Pierre-Michel et Agathe tergiversent s’il faut ou non aller se baigner. Pierre-Michel se lance et s’ensable jusqu’au genoux. Ça aura raison des hésitations d’Agathe qui restera sèche.
On s’occupe ensuite de percer l’ongle tout noir de Pierre-Michel. Avec un trombone, les plaques de gaz, on chauffe au rouge et TAC, la pression diminue (en vrai on a fait plusieurs essais avec un briquet et une pointe de compas… mais ça va pas). On fait des photos, on s’extasie de la marée qui est descendue et notre bateau échoué.
Retour à terre avec Much et Adèle: un petit tour chez le médecin et Adèle est réparée! On croise dans la salle d’attente un enfant qui est tombé sur les cailloux et les coquillages tranchants et qui saigne d’un genou et des mains…. Adèle et Muriel attendent donc sagement que la mer revienne et ne vont pas s’aventurer à retourner à bord de Blue Jazz à pied!




Avec le retour de l’eau, on se retrouve tous à terre avec notre annexe et on fait le tour des cartes de restos qui nous donnent l’eau a la bouche.
On espère que deux opérations c’est assez… trois c’est trop!
Sacré départ! Sacrément courageuse Adèle <3
Ça commence fort.